Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles : mise à l'honneur de Sabine De Greef

  • Quand ? 28/09/2021 de 18:30 à 19:30
  • Où ? maison communale
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Portrait

Vivre le livre jeunesse

Ouvrir un album de Sabine De Greef, auteure et illustratrice jeunesse, c’est plonger dans un univers poétique, rempli de douceur et de câlins, ou partir à la rencontre de nos peurs, de nos colères et de nos chagrins…. Ce 28 septembre 2021, elle sera mise à l’honneur lors de la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Comment devient-on auteure et illustratrice jeunesse ?
Vers trente ans, je n’avais pas encore d’enfant mais j’ai ressenti le besoin d’être en contact avec eux. J’ai repris des études d’institutrice et, à l’école normale, j’ai découvert le monde du livre jeunesse. Un coup de cœur qui m’a conduit à suivre durant trois ans les cours d’illustration à Saint-Luc. J’y ai compris mon besoin de dessiner et surtout celui de raconter. Aujourd’hui, mes livres s’adressent aux tout-petits, dès la crèche.

D’où vient votre inspiration ?
De mes propres expériences, du monde que je vois, que j’entends, ce qui me remue, me touche, me fait plaisir, me met en colère. Je transforme toutes ces émotions dans un langage que je dois simplifier au maximum. J’aime beaucoup cet exercice qui est de garder l’essence de ce qui m’a touchée pour le restituer dans sa forme la plus essentielle. Ma fille a été aussi une muse très importante. Même déjà avant sa naissance puisque c’est le manque d’elle qui m’a fait devenir auteure pour les enfants.

Quelles techniques utilisez-vous ?
Je dessine, je peins, je colorie, je découpe, je colle, je couds, je tricote. Je chipote, je touche à tout… En fait, je joue comme les enfants. Jouer m’est vital. Quand l’étincelle de l’histoire est là, je me mets à jongler avec des mots, des bouts de ficelles, des couleurs, des tissus et des papiers, des rythmes et des sons… sans réfléchir. Je me laisse mener par les lubies et les désirs de l’histoire.

Ceci vous permet aussi de vous retrouver face aux enfants…
À un certain stade de la création, j’aime tester le livre avec des enfants. C’est un moment de vérité. Dans la vie, je me sens confuse et j’ai dû mal à m’exprimer « sérieusement » comme un adulte est supposé le faire. Mon travail m’aide. Les mots deviennent dessins, images, poésie, musique… J’ai besoin de tout cela pour communiquer.

Le besoin de raconter des histoires est aussi très présent chez vous !
En effet, j’ai créé un spectacle d’environ 40 minutes inspiré de quelques livres. J’y manipule des objets et des marionnettes, je conte et je chante. J’aime faire danser la langue, les mots, leur donner un rythme en plus d’une signification. Je décline aussi mes livres en supports de lecture tels que tapis à histoires, théâtres d’ombre ou de papier, jeux, marionnettes… Tout ceci tournera prochainement dans les bibliothèques de la région, grâce au Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles. Celui-ci fait un travail de promotion de la lecture auprès des enfants que j’apprécie beaucoup.

N’est-ce pas deux métiers différents ? D’un côté la création, de l’autre le spectacle ?
Non, je dirais deux volets différents. J’aime cet équilibre entre les moments de solitude quand je crée l’histoire et le livre, et ces moments de partage avec les enfants. Dès que j’invente l’histoire et la dessine, je pense déjà à ce moment.

Que pensez-vous de Watermael-Boitsfort ?
C’est le meilleur endroit au monde où habiter ! Je suis très heureuse d’être boitsfortoise. Je me sens très privilégiée de vivre parmi des gens engagés dans de magnifiques projets citoyens comme le Chant des Cailles. Même si je crains et regrette la perte progressive du caractère paisible et convivial de mon quartier proche, j’aime cette commune qui a tant inspiré et nourri mon imaginaire et ma créativité et qui m’honore aujourd’hui.

 

Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le 28 septembre à 18h30
Maison communale, premier étage - place A. Gilson 1

Bienvenue à tous !